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2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 17:09

 

… mais personne ne pense se changer”, cette citation de L.Tolstoy est triplement forte.

Elle est juste, profonde et percutante.

Juste, car elle a su mettre à nu le déni de soi typiquement humain. L’Homme oublie simplement qu’il est partie du monde par sa conscience de l’univers. Il a su faire de son corps une frontière entre deux espaces (dedans et dehors)  soigneusement délimité. Deux espaces artificiels qu’il essaie de nourrir par des contenus antagonistes. Jour et nuit, haut et bas, blanc et noir, force et faiblesse, etc. Ces derniers expriment superficiellement la complexité des mouvements, essence des réalités. Ainsi et pour éviter d’affronter cette complexité, l’humain se fixe dans ce déni et invente sa culpabilité. Il crée de la sorte la cour du bien et du mal et commence à se chercher un juge.

Cette distinction a évolué à travers les temps en rupture claire et de plus en plus précise ; le monde est définitivement externe.

Profonde, car elle explique une scission, entre religion et spiritualité. La première sans la seconde n’est qu’expression superficielle et matérielle d’un existant. Elle conforte l’humain dans l’illusion d’une réalité partagée, voire unique. Illusion qui fait naitre corps à un Dieu adoré, ce juge tant recherché. Doté de la force du pardon, il trace la limite entre ce bien et ce mal. Ainsi, par la pratique systématisée, la religion plante le décor du tribunal et fixe les moments des jugements. La spiritualité, elle, traverse les réalités de chacun, les connecte par moment mais ne les confond jamais. Elle ne supporte aucune discontinuité, ni de temps, ni d’espace. Elle ne s’exprime que sur la ligne des frontières que l’humain s’est forgé. Expression du tout, elle dépasse toutes les dualités. Si la spiritualité ne fusionne pas les réalités, elle confond la pensée et le sens ; le monde est définitivement interne.

En plus de la frontière corporelle qu’il s’est imposé, l’homme a également réussi à forger une frontière énergétique.

Percutante, car elle met l’humain devant sa peur. Un sentiment de perte, enraciné dans cette double frontière, corporelle et énergétique. Cette peur peut être frayeur de l’ignorance ou anxiété du savoir. Mais elle parle par elle même à chaque pas, à chaque mouvement et à chaque souffle. Laisse moi écrire et pense tant que tu veux, l’écriture n’est pas un produit de la réalité, elle se situe justement avant ou après. Pourquoi cette peur, là n’est pas la question. Elle est manifestation de l’hésitation permanente entre un ressenti étouffé et une pensée jetée. Probablement que certains savent l’évincer en fuyant dans quelques amusements matériels ou mystiques, mais elle est cousue à leurs pas. L’ombre de cette peur diffuse dans les espaces consacrés une autorité, pour ceux là ou encore une soumission pour les autres. Quelle qu’elle soit, sa forme, sa couleur ou sa profondeur, elle boucle l’étau des frontières et ferme les possibles ; le monde est définitivement interne et externe.

Je répondrais à Tolstoy, « les personnes s’oublient de changer… mais s'agitent autour du monde ! »

 

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18 août 2011 4 18 /08 /août /2011 09:57

Writing something about Human rights heads me to think about the right to be human, or more precisely the right human. For me the sense of right goes further more than the tiny side of law. It’s more like the complete or absolute comprehension of the concept that I’m discussing to articulate my thoughts.

The right human implies three levels. The right level, first, then the human one. The combination of the two latter makes the third level.

The first implication of ‘right’ starts with the morally good, justified, or acceptable. This sense is closely related to a social construction of the conception of the edges of the “wrong”.  The line is rarely sharp mainly because of the continual dynamic of the social objects.

That means that if we aim to shape the right, we have to overpass the diversity of the wrongs. But, as far as the ‘wrong’ is sealed to social and (then) to psychological behavior, it’s completely illusive to determine all kinds of ‘acceptable’ ways to be(have) human.

The fact of setting this line and tracing it definitely makes it, at the same time, completely obsolete, then, ineffective.  That makes a “universal” set of rules absolutely useless.

Far away from the conspiracy theory framework, I believe that those rules serve only those who decide on them. They are the real expression of the hegemony of certain states on others, and it’s completely fair.

So whenever we want to speak or set up some ‘worldwide rules’, we miss the aim of being right.

The second level is a little bit more ambiguous. Beyond the biological meaning, the human definition can be positive in some cases and negative in others. Thus, the human, compared to god, animal or machines is almost associated to the likelihood of being susceptible to weaknesses: “they are only human”, though the mistake is tolerated.

But we can also notice that the human associated with rationality could embrace some sensitive or kindness qualities, which are, at the end of the day, positive in the majority of cases.

At this point, the social side does not affect or alter those types of definitions. Of course, the technological matter could color social representation of the human. But, that’s another story!

I could not stand the scene of combining right and human. For me, it’s complete nonsense, in the absolute sense.

 

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24 juillet 2008 4 24 /07 /juillet /2008 13:30

Le stagiaire : professeur, pourquoi vous ne lui annoncez pas que c’est la fin.. qu’elle se prépare à faire ses adieux !

Le Professeur : à quoi cela servira-t-il?, on la maintien sous perfusion pour qu’elle passe les meilleurs moments de sa vie, profitant des étés, des soirées et des beaux projets providentiels!

S : mais professeur, vous ne faites qu’augmenter le stress autour, car ses proches exilés remarquent bien sa déchéance ...

P : mais non, on les maintien loin d’elle, comme ça, elle n’a qu’un contact heureux avec eux !

S : vous pensez bien faire comme ca ? Excusez mon ignorance, mais j’ai comme l’impression que vous traitez par des réformettes sous fonds de fanfare, ce que vous devriez faire en creusant et en y allant avec des chars

P : mais vous délirez complètement, je suis avant tout un bon ami ! J’essaye d’apporter tout mon support et mes compétences pour la servir .

S : vous fermez les yeux, vous occultez le réel, vous y allez selon votre seul désir! mais quand elle ne sera plus là, votre vie peut basculer ...

P : je ne serais plus là, également… une nuit est mon unique raison de vie !

S : oui… je vois, d’ailleurs, Professeur, vous abuser d’elle, de sa gentillesse, de son consentement et de sa générosité.

P : observez bien toutes les parties de son corps ! le mal se propage des pieds, elle a un grave problème de foi, malgré ces mains qui ne cessent d’applaudir ! j’admire cette grande faculté à dissimuler son stress, à ne pas gémir (juste quelque fois dans son sommeil) et à se débrouiller malgré toutes les piqures qu'on ne cesse de lui infliger...

S : mais, elle a tendance quelque fois à perdre la tête. Elle délire en sombrant dans des folies de grandeurs, des volontés d’infrastructure, des agitations autour de mots vides de sens… c’est dangereux pour elle, non ?

P : oui.. effectivement, mais, je suis obligé de nourrir ses fantasmes et ses illusions pour la maintenir en vie ! sinon, les signes de sa maladie seraient trop visibles et impliquerait révoltes et déchirures.

S : je vous comprends, mais, je ne suis pas d’accord avec votre politique! Vous ruinez sa santé en lui voilant la face.. C’est clair, vous me dégoutez définitivement du métier de Professeur.

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